Tout d'abord, la version française ne se limite pas à une différence de son : les génériques sont bien sûr différents de la version de 1962 dans la forme et le contenu. A l'image du carton américain, le premier et celui de fin nous informent de la nouveauté principale : "Un film à Grand métrage de Walt Disney", nouveauté sur laquelle on n’insistera pas 24 ans plus tard (remplacée par Walt Disney présente).
Le logo et la mention RKO Radio Pictures (qui seront remplacés sur les films suivants par RKO Radio Films S.A., puis effacés).
Un détail sur le livre a également changé : le texte commençait par "Il y avait une fois", et en 1992, la page a été retouchée par ordinateur pour commencer par le désormais plus classique "Il était une fois". Blanche Neige fait écrire "Grincheux" sur sa tarte et non l'impersonnel (et international) tourbillon de pâte, et la transition écrite après la mort de la princesse se voit dotée de la même animation que la VO (plus tard remplacée par des cartons fixes).
Quant à la bande son, il s'agit d'une révélation. Si le nouveau doublage de 2000 gardait une traduction et une interprétation quasiment calquée sur celle de 1962, on découvre ici une traduction totalement différente, sans doute moins "distinguée" bien que parfois plus fidèle à la version originale. Les dialogues correspondent aussi à ce qui est écrit à l'écran. En effet, on pouvait s'étonner dans le version de 1962 lorsque la Reine lisait son grimoire et prononçait "Poussière de momie" (la traduction exacte de la version originale), plutôt que "Poudre magique", comme il était écrit sur le livre français.
Les nains chantent bien Heigh-Ho (prononcez "Haïe ho") à l'américaine, et non Hé-Ho comme dans les deux doublages suivants.
Un petit détail amusant : lors de sa fuite à travers la forêt, Blanche Neige garde les cris de la version originale, comme on pouvait s'y attendre, mais elle crie une fois de plus (à la fin) que dans toutes les autres versions, même la version américaine !
On retrouve souvent une gouaille propre aux années 30, des accents inattendus, mais somme toute une réelle volonté de créer une version avec sa propre identité.
Les acteurs faisant tous partie du petit groupe des expatriés français ayant passé la quasi totalité de leur carrière aux Etats Unis, il n'est pas rare de les retrouver à deux, trois ou plus dans les mêmes films, parfois dans les mêmes scènes et il est fort probable que la distribution de Blanche Neige ait été déterminée en partie par les liens tissés au fil des collaborations et des affinités.
Leurs rôles étaient typiquement ceux de croupiers, contrôleurs de train, portiers d'hôtel, etc. avec parfois quelques répliques en français ou en anglais avec un accent français dans les productions américaines ayant des séquences censées se dérouler en France. Plusieurs d'entre eux ont été engagés à plusieurs reprises pour une pratique alors courante au début du parlant : le tournage de versions alternatives en langue étrangère dans les mêmes décors avec des acteurs français, espagnols, etc. suivant la langue. En effet, le doublage n'était pas une pratique courante ou même maîtrisée et les affiches pouvaient ainsi proclamer fièrement (et quelque peu fallacieusement) "film 100% français". Ainsi, on retrouve plusieurs d'entre eux dans la distribution de La Veuve Joyeuse, par exemple.
Voici la distribution française et quelques informations sur chacun avec en rouge les personnages correspondants. Quand l'identification est incertaine, j'ai rajouté des points d'interrogation entre parenthèses que j'enlèverai dès que je trouverai des informations écrites sûres. Je tiens à préciser que cette publication doit beaucoup aux recherches de François Justamand et Rémi C.
Blanche Neige (voix parlée) :
Christiane Tourneur née Marguerite Christiane Virideau, alors qu'elle est à Berlin en 1929 sur le tournage du film Le navire des hommes perdus avec Marlene Dietrich, réalisé par Maurice Tourneur, elle rencontre son fils, Jacques Tourneur, et l'épouse en 1934. Ils collaborent quelques années sur les films de Maurice Tourneur, Jacques en temps que monteur et assistant, elle en temps qu'actrice de second plan. En 1935, Jacques emporte son film "Toto" aux Etats Unis avec 40 dollars en poche pour se vendre comme réalisateur. Son expérience américaine passée auprès de son père dans les années 20 lui fait décrocher un contrat à la MGM, puis RKO, après quoi il travaille en freelance. Christiane décroche plusieurs rôles secondaires mais sans jamais obtenir de voir son nom au générique. Elle obtient le rôle de la voix parlée de Blanche Neige car le doublage est enregistré aux studios Disney américains. Un article français dans le numéro 505 de Pour Vous daté du 20 juillet 1938 nous apprend qu'elle "espère qu'à la suite de Blanche Neige, (...) elle arrivera à percer dans les films américains." De toute évidence, ce ne fut pas exactement le cas.![]() |
| Jacques et Christiane Tourneur avec Walt Disney à la projection privée de la VF de Blanche Neige en 1938 |
Le secret voulu par Walt Disney autour de la distribution américaine semble s'être étendu à celles des doublages étrangers. Même Adriana Caselotti et Harry Stockwell qui participaient en personne à de nombreux évènements promotionnels n'étaient présentés que comme "Blanche Neige et le Prince".
En 1947, la mère de Jacques que son père avait quitté en même temps que sa carrière à Hollywood en 1926, et qui avait passé la guerre en Normandie, fut invitée à vivre avec eux à Hollywood.
Le couple n'eut jamais d'enfant : ils tentèrent d'adopter mais la liste d'attente pour adopter un petit américain comportait déjà 2800 noms avant eux et l'adoption d'un petit français imposait qu'il ne quitte pas le territoire français avant ses 11 ans.
Lorsque Jacques prit sa retraite en 1971, le couple retourna s'installer en France, à Bergerac, chez la soeur de Christiane jusqu'à la mort de Jacques en 1977. On trouve trace de Christiane jusqu'au 31 juillet 1992 où elle se fait interviewer par Philippe Roger avec son neveu Jacques Miermont à propos de son défunt mari.

Christiane apporte une espièglerie au rôle qui accentue le côté mignon du personnage. ("Bonjour, bonjour" ou "mes p'tits choux") et sa voix est proche de celle d'Adriana Caselotti.
Beatrice Hagen, née Beatrice Irene Hagen le 10 août 1917 à Chicago, Illinois elle meurt le 28 avril 1999 à Los Angeles. Elle avait 20 ans lorsqu'elle prêta sa voix à la Princesse. C'était une fille d'Hollywood et, contrairement à ce qu'on aurait pu croire, elle fut moins choisie pour sa capacité à parler français (son accent américain est indéniable). Elle fut sélectionnée par Marcel Ventura parce qu'elle était une soprano lyrique et qu'elle avait eu son petit succès à l'époque à la radio. En 1936, elle fut même élue par les programmateurs de radio de la Californie du sud la "première jeune star de la radio d'Hollywood" en reconnaissance de son travail sur les ondes l'année précédente.
Peu après, le 10 mai 1936, on la retrouve à New York en vedette américaine dans l’émission de Paul Whiteman "The Woodbury Musical Varieties" à 21H45 sur NBC, avec une rediffusion à 23h30. Elle côtoya à l'occasion Mary Pickford et Bing Crosby.
Elle fit aussi partie de l'ensemble de chanteurs les "Grenadiers" avec le pianiste George Malloy.
Peu après l'enregistrement des chansons de Blanche Neige, elle épouse son Prince le 8 août 1938 en la personne d'un fabricant et marchand de vêtements nommé Louis M. Fisch.
On comprend à l'écoute de sa voix pourquoi le réalisateur David Hand se trouvait peu satisfait du chant dans la version française. Il ne s'agit vraisemblablement pas des performances vocales de Beatrice, mais de la qualité des enregistrements. Les voix parlées sont bien intelligibles pour un enregistrement de 1938, pourtant, dès que Banche Neige se met à chanter, elle donne l'impression d'avoir la main devant la bouche.
Miss Hagen doit vraisemblablement sa probable connaissance de la langue française à ses parents : ceux-ci étaient d'origine Russe et avaient émigré au début du siècle. Si Beatrice est née aux États-Unis, il est possible qu'elle aie entendu ses parents converser en français à la maison, la langue française étant encore en vigueur à la cour du Tzar à l'époque.
En tout cas, contrairement aux rumeurs, il ne s'agit là ni de la voix d'Elyane Célis, ni de Lucienne Dugard, ni d'Irène Hilda. Les timbres sont tous différents et ne correspondent pas.
À la même époque, Beatrice Hagen enregistre pour les studios la voix de la fermière dans la Silly Symphony "Pastorale de basse-cour" où on reconnaît son timbre.
Peu après, le 10 mai 1936, on la retrouve à New York en vedette américaine dans l’émission de Paul Whiteman "The Woodbury Musical Varieties" à 21H45 sur NBC, avec une rediffusion à 23h30. Elle côtoya à l'occasion Mary Pickford et Bing Crosby.
Elle fit aussi partie de l'ensemble de chanteurs les "Grenadiers" avec le pianiste George Malloy.
Peu après l'enregistrement des chansons de Blanche Neige, elle épouse son Prince le 8 août 1938 en la personne d'un fabricant et marchand de vêtements nommé Louis M. Fisch.
On comprend à l'écoute de sa voix pourquoi le réalisateur David Hand se trouvait peu satisfait du chant dans la version française. Il ne s'agit vraisemblablement pas des performances vocales de Beatrice, mais de la qualité des enregistrements. Les voix parlées sont bien intelligibles pour un enregistrement de 1938, pourtant, dès que Banche Neige se met à chanter, elle donne l'impression d'avoir la main devant la bouche.
Miss Hagen doit vraisemblablement sa probable connaissance de la langue française à ses parents : ceux-ci étaient d'origine Russe et avaient émigré au début du siècle. Si Beatrice est née aux États-Unis, il est possible qu'elle aie entendu ses parents converser en français à la maison, la langue française étant encore en vigueur à la cour du Tzar à l'époque.
En tout cas, contrairement aux rumeurs, il ne s'agit là ni de la voix d'Elyane Célis, ni de Lucienne Dugard, ni d'Irène Hilda. Les timbres sont tous différents et ne correspondent pas.
À la même époque, Beatrice Hagen enregistre pour les studios la voix de la fermière dans la Silly Symphony "Pastorale de basse-cour" où on reconnaît son timbre.
Adrienne D'Ambricourt, née Adrienne Metou à Paris le 22 juin 1878 et morte d'une crise cardiaque après un accident de voiture le 6 décembre 1957 à Culver City. Elle avait presque 60 ans au moment du doublage.
Elle a émigré aux États-Unis après un début de carrière sur la planches sous son nom d'épouse, Mme Dumontier, et sa carrière cinématographique commence dès 1924 où elle tourne avec Gloria Swanson à deux reprises. A l'arrivée du parlant, elle conserve une place de choix à la distribution de certains films mais est cantonnée aux rôles de françaises.
Ainsi, à l'époque du doublage, elle joue souvent de petits rôles. On la retrouve donc à cette époque en logeuse poursuivant les mauvais payeurs, Fred Astaire et Ginger Rogers dans La Grande Farandole (où elle chante La Marseillaise avec eux). Elle a des rôles un peu plus substantiels dans des productions moins prestigieuses comme Bulldog Drummond's wife, Pack Up Your Trouble ou L'heure suprême, où elle est parfois créditée.
On note une interruption de sa carrière Hollywoodienne entre 1947 et 1950 où elle tourne sur un unique film français, Bel Amour. Elle retourne ensuite à Hollywood.
Elle a émigré aux États-Unis après un début de carrière sur la planches sous son nom d'épouse, Mme Dumontier, et sa carrière cinématographique commence dès 1924 où elle tourne avec Gloria Swanson à deux reprises. A l'arrivée du parlant, elle conserve une place de choix à la distribution de certains films mais est cantonnée aux rôles de françaises.Ainsi, à l'époque du doublage, elle joue souvent de petits rôles. On la retrouve donc à cette époque en logeuse poursuivant les mauvais payeurs, Fred Astaire et Ginger Rogers dans La Grande Farandole (où elle chante La Marseillaise avec eux). Elle a des rôles un peu plus substantiels dans des productions moins prestigieuses comme Bulldog Drummond's wife, Pack Up Your Trouble ou L'heure suprême, où elle est parfois créditée.
On note une interruption de sa carrière Hollywoodienne entre 1947 et 1950 où elle tourne sur un unique film français, Bel Amour. Elle retourne ensuite à Hollywood.
Sa dernière apparition à l'écran semble être dans la comédie musicale Les Girls.
A l'image de Lucille LaVerne, elle interprète les deux rôles de la Reine et de la sorcière, ce qui rend la Reine peut être un peu moins noble et moins jeune mais certainement encore plus menaçante.
Pour en savoir plus sur Adrienne d'Ambricourt, visitez La BlancheNeigeothèque.
Le Prince :
Marcel Ventura, né Marcelo Ventura le 14 mars 1901 à Valparaiso au Chili (de Beno Ventura, espagnol, et de Marianne Ventura, Chilienne) et mort le 2 janvier 1984 à New York. Il vint une première fois aux États-Unis en 1925 puis partagea son temps entre Barcelone, et l’Amérique.Il fut naturalisé le 13 mai 1938, juste après son expérience sur le doublage de Blanche Neige (et changea officiellement son nom juste avant en février), à 37 ans, qu'il a par ailleurs dirigé et distribué. Il a été engagé parce qu'il était un producteur radiophonique polyglotte (Anglais, Français, Grec et Espagnol). Il travailla d'ailleurs également dans les affaires étrangères pour le gouvernement espagnol.
Ses apparitions à l'écran sont rares et mal documentées. Mais on le retrouve dans la version française de La Veuve Joyeuse de Ernst Lubitsch avec Maurice Chevalier ainsi que dans Annie du Klondike avec Mae West.


Alfred Albert Fatio, (né le 1er janvier 1899 à Lausanne et mort le 2 août 1960 à Los Angeles) assistant de Marcel Ventura pour l'adaptation. Il est crédité au générique et apparaît aussi sur l'étiquette du disque Snow White in French and English et sur les partitions françaises d'époque (voir ci-contre) malgré le fait que les paroles qu'on peut y lire ne sont pas celles du film. Il n'est pas impossible qu'à l'image de Marcel Ventura, il ait interprété aussi un personnage. Si vous vous demandez qui est Stuart Buchanan, crédité au générique comme responsable de l'adaptation française, il s'agit en fait de l'acteur qui fait la voix du chasseur dans la version américaine : il était chargé de superviser les versions étrangères de Blanche Neige avec Roy Disney.
Le chasseur (?) et Grincheux (?) :
André Chéron, né André Louis Duval le 24 août 1880 à St Germain-en-Laye et mort le 26 janvier 1952 à San Francisco. Il était âgé de 57 ans à l'époque du doublage.
Actif depuis 1925 jusqu'en 1941 à Hollywood. Il épousa Charleen Eleanor Lippincott, de 29 ans sa cadette le 11 février 1931, puis devint américain le 23 juin 1931. Son nom de scène vient du nom de jeune fille de sa mère : Marie Chéron.
Il commence par le cinéma muet où il tient parfois de bons rôles, puis intervient comme figurant auprès de Maurice Chevalier, Bela Lugosi, Boris Karloff, Greta Garbo, etc.
Juste avant de travailler pour Disney, il a tenu l'un des rôles principaux (Henri Becquerel) du court métrage Romance of Radium, réalisé par le mari de Blanche Neige, Jacques Tourneur.
Il joue également une scène avec la voix américaine de la Reine, Lucile LaVerne dans Deux Femmes de John Ford.
Il arrête sa carrière peu après le doublage.
Sa voix ressemble beaucoup à celle du chasseur. En forçant sa voix, son timbre pourrait également correspondre à celui de Grincheux.
Il commence par le cinéma muet où il tient parfois de bons rôles, puis intervient comme figurant auprès de Maurice Chevalier, Bela Lugosi, Boris Karloff, Greta Garbo, etc.
Juste avant de travailler pour Disney, il a tenu l'un des rôles principaux (Henri Becquerel) du court métrage Romance of Radium, réalisé par le mari de Blanche Neige, Jacques Tourneur.
Il joue également une scène avec la voix américaine de la Reine, Lucile LaVerne dans Deux Femmes de John Ford.
Il arrête sa carrière peu après le doublage.
Sa voix ressemble beaucoup à celle du chasseur. En forçant sa voix, son timbre pourrait également correspondre à celui de Grincheux.

Timide (?) :
Louis Mercier, né Louis Gabriel Mercier le 7 mars 1901 à Alger et mort le 25 mars 1993 à Pasadena Californie. Il avait 37 ans au moment du doublage.
Il arrive en Amérique en 1922 et commence à tourner en 1926.Il épousa une infirmière nommée Helen Doran en 1931.
A l'époque du doublage, il apparaît aussi dans La Grande Farandole en chanteur où il est doublé par Jean Sablon qui n'avait pas accepté le rôle, trop court à son goût. (A noter que Marge Champion, le modèle de Blanche Neige y apparaît aussi).
A l'époque du doublage, il apparaît aussi dans La Grande Farandole en chanteur où il est doublé par Jean Sablon qui n'avait pas accepté le rôle, trop court à son goût. (A noter que Marge Champion, le modèle de Blanche Neige y apparaît aussi).
Il jouera jusqu'à 1977 et a collaboré avec les plus grands dans des rôles de figuration comme dans L'homme qui en savait trop ou La main au collet d'Alfred Hitchcock, ou des rôles plus importants comme dans Sahara ou Bulldog Drummond's Bride (où il retrouve Adrienne D'Ambricourt).
Il a probablement modifié sa voix très grave, mais je crois reconnaître certaines de ses intonations chez Timide.
Le miroir magique (?) :
Le miroir magique (?) :
Jean de Briac, né le 15 août 1891 à Paris et mort le 18 octobre 1970 à Los Angeles. Il avait 46 ans au moment du doublage.
Il vient aux USA après la première guerre mondiale et apparaît dans des films dès 1920 et jusqu'en 1962.
Il tient des rôles importants pendant le muet (aux côtés de Clara Bow par exemple) mais l'arrivée du parlant le cantonne lui aussi dans des petits rôles de français. Il devient pourtant un membre régulier de la distribution des films de Laurel et Hardy qu'il coache aussi sur la version française de Blotto.
Il tient des rôles importants pendant le muet (aux côtés de Clara Bow par exemple) mais l'arrivée du parlant le cantonne lui aussi dans des petits rôles de français. Il devient pourtant un membre régulier de la distribution des films de Laurel et Hardy qu'il coache aussi sur la version française de Blotto.
Je soupçonne qu'il a pu faire le miroir magique avec une voix déformée car je crois reconnaître le léger accent de cet expatrié.
Prof (?) :
Eugene Borden, né Élysée Eugène Prieur-Bardin le 21 mars 1897 de Eugène Preceia Bardin & Luce Vercelli à Paris, mort le 21 juillet 1971 à Woodland Hills, Los Angeles. Il avait 41 ans au moment du doublage.
Eugene Borden, né Élysée Eugène Prieur-Bardin le 21 mars 1897 de Eugène Preceia Bardin & Luce Vercelli à Paris, mort le 21 juillet 1971 à Woodland Hills, Los Angeles. Il avait 41 ans au moment du doublage.
Il arrive aux États-Unis en 1914 pour jouer sur Broadway, puis est actif de 1917 à 1966 au cinéma, d'abord à New York, puis il déménage à Hollywood dans les années 1920. Il épouse Elva Smith Stokes, le 6 mars 1939.
Avec un certain air de respectabilité, il joue souvent des rôles de docteurs, de représentants de l'autorité, ou plus simplement de barman.
On le retrouve dans plusieurs films prestigieux comme Eve, Le signe de Zorro, La main au collet, et il partage souvent l'écran avec Betty Hutton, Humphrey Bogart, Betty Grable et d'autres stars.
Avec un certain air de respectabilité, il joue souvent des rôles de docteurs, de représentants de l'autorité, ou plus simplement de barman.
On le retrouve dans plusieurs films prestigieux comme Eve, Le signe de Zorro, La main au collet, et il partage souvent l'écran avec Betty Hutton, Humphrey Bogart, Betty Grable et d'autres stars.
Sa voix est certainement celle de Prof.
né le 26 octobre 1912 au Caire, Égypte et mort le 25 août 2004 à Riverside, Californie. Son vrai nom est Roger Abdo Harari. Son frère Robert Harari avait émigré aux États-Unis en 1929 et ses frères Victor et Roger lui rendent visite le 16 juillet 1936. Roger s'arrange pour revenir et rester pour de bon: il vit à
Paris en attendant et revient le 7 juillet 1937. Tous les frères étaient négociants en fruits. Robert devient scénariste et Roger, qui a rapidement changé son nom en Roger Valmy en s'inspirant du nom de jeune fille de sa mère (Françoise
Devalmy Bigio), devient acteur. Ses films sont connus entre 1944 à 1955.
Il a donc 25 ans lors du doublage.
Il est souvent choisi pour des rôles de séducteurs français ou de militaires et partage l'écran avec Anne Baxter, Gene Tierney, Tyrone Power, Lauren Bacall...
Il est souvent choisi pour des rôles de séducteurs français ou de militaires et partage l'écran avec Anne Baxter, Gene Tierney, Tyrone Power, Lauren Bacall...
Il es aussi un bon ami d'Oleg Cassini ("Tout le monde l'appelait 'Frenchie'" rapporte Oleg dans son autobiographie).
Atchoum semble être le seul nain avec une voix plus "jeune". À l'instar de la VO, le petit rôle de Dormeur est vraisemblablement incarné par le même acteur que celui d'un autre nain (Pinto Colvig avec Grincheux dans la VO, ici probablement Atchoum). Les deux voix étant très forcées, il est difficile d'attribuer les rôles, mais je penche pour cet acteur dont la voix ne correspond guère aux autres personnages.
Charles de Ravenne, né le 6 avril 1911 à Nice, mort le 5 avril 1977 à Los Angeles. Il avait 27 ans au moment du doublage.
Il semble abonné aux rôles de chasseur d'hôtel. Il faut croire que l'uniforme de Spirou lui allait particulièrement bien.
Il semble abonné aux rôles de chasseur d'hôtel. Il faut croire que l'uniforme de Spirou lui allait particulièrement bien.
Il est actif de 1924 à 1953, aux USA seulement,
![]() |
| avec Fred MacMurray et Joan Crawford |
De son vrai nom Charles Accursius de Ravenne, il est le plus jeune membre d'une fratrie d'acteurs : il a pour frère Ray(mond) de Ravenne et Arthur Dulac (qui a, semble-t-il, tourné quelques films en France dans son enfance), et pour soeur Nina Borget. Il partage parfois l'écran avec eux. La famille semble émigrer aux Etats Unis en 1916 et Charles y passe toute sa carrière en apparaissant aux côté de Joan Crawford, Claudette Colbert, Jennifer Jones, Marilyn Monroe, etc.
Mais son heure de gloire ne lui vient pas tant de sa carrière cinématographique, même s'il commence par des rôles conséquents étant enfant. Il se trouve qu'il peint, et l'un de ses tableaux intitulé "Hollywood vient à l'aide de Napoléon" de 1929 trôna dans la salle Blossom de l'hôtel Roosevelt à Hollywood, là où la première cérémonie des oscars fut tenue. La spécificité de cette oeuvre était que les personnages arboraient tous des visages de vedettes hollywoodiennes : Marion Davies, Charles Chaplin, Groucho Marx, Douglas Fairbanks, même les chevaux étaient des vedettes.
Charles promène l'accent de son lieu de naissance avec plus ou moins d'intensité suivant les films, accent qui convient parfaitement à la bonhomie de Joyeux.
Voici donc pour vous, et pour la première fois depuis plus de 60 ans quelques extraits de la version française de 1938, restaurée par mes soins :
Pour un historique complet sur les recherches concernant ce doublage, vous pouvez lire l'article de Rémi et pour en savoir plus visitez le site sur Blanche Neige et les sept nains.
Cliquez "j'aime" sur la page Facebook si vous aimez mon blog.
C'est tout pour aujourd'hui les amis ! A bientôt !
C'est tout pour aujourd'hui les amis ! A bientôt !















12 commentaires:
Bonjour
Merci pour le partage de ce trésor.
Pensez-vous qu'il sera un jour possible d'avoir la version complète pour nous les collectionneurs et fans de ce Grand Classique Disney ?
Cordialement,
Eric
frenchken64@yahoo.fr
Je vous invite à aller sur ma page facebook. Vous y trouverez les liens pour la version complète. Je ne les laisse que 24H pour des raisons évidentes de droits.
http://www.facebook.com/ALostFilm
Mais de rien. Dommage, votre commentaire s'est effacé.
Bonjour,
Je suis le rédacteur en chef d'un fanzine sur le contrôle cinématographique. Je trouve votre blog bien fait et, surtout, très intéressant. Je vous offre la possibilité de participer à l'écriture du prochain numéro qui devrait être consacré au contrôle cinématographique aux États-Unis. N'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressé pour participer à l'aventure en vous rendant sur le blog support ou en m'écrivant directement à l'adresse suivante : darkness.fanzine@sfr.fr
A bientôt peut-être.
DF
Merci pour ce cadeau sans précédent. Quel incroyable travail d'investigation alors que l'on croyait cette version définitivement perdue. D'autant que j'ignorais le changement de certains plans, comme la "tarte Grincheux", au fil des ressorties.
Vous m'avez ainsi permis de découvrir le film tel que (feu) mon grand-père l'a vu au cinéma en 1938 lorsque le prix de la place n'était alors que d'un franc de l'époque.
Un grand merci à tous les acteurs ayant contribué à ce travail de fourmi. Chapeau!
C'est fascinant ce qu'une passion (même si je n'aime pas trop ce terme) est capable de vous faire accomplir, à quelles bonnes et ô combien surprenantes surprises elle peut vous conduire.
Frédéric
Un ENORME MERCI pour le partage de cette extraordinaire découverte!... Et encore, je suis arrivé après la bataille! A 3 jours près j'aurai pu voir ou écouter l'intégralité de cette rareté d'après ce que j'ai compris, mais même en ne me contentant que du petit montage gracieusement proposé sur ce blog, je réitère mes plus vifs et chaleureux remerciements!
Quel dommage que Disney France ne prenne pas autant soin de ce fabuleux patrimoine que Walt lui a légué... Bien sûr j'ai grandit avec le 2nd doublage magnifiquement interprété par Lucie Dolène, mais ce 1er doublage est une véritable pépite pour tout Disneyphile qui se respecte, et bien plus encore qu'une simple curiosité pour tout bon cinéphile!...
Voilà des bonus qui m'auraient vraiment plut sur les éditions BluRay: les anciens doublages des grands classiques Disney (Blanche Neige, mais aussi La Belle Au Bois Dormant, Cendrillon, etc...) même en simple mono d'origine et nettoyé juste ce qu'il faut!
Qu'il est dommage de ne pas penser aux adultes et aux amoureux du cinéma... Certes les restaurations sont visuellement très belles, certes on a parfois droit à de très bons bonus (qui tendent pourtant à se faire rares) mais comme c'est triste de leur part de renier tout le passé "francophile" de leurs oeuvres...
Encore MILLE FOIS MERCI...
Il ne me reste plus qu'à espérer voir tout ça sur un DVD de FAN un jour. Je croise les doigts!!!
Je suis vénère. Je viens juste de découvrir votre blog. Trop tard pour profiter. Domage que vous ne faites pas au moins une séance de rattrapage, même pour 24 heurs. Tant pis.
Cordialement.
celine.duparc@gmail.com
Tout d'abord merci pour cette grande nouvelle.
Hélas, comme beaucoup j'arrive trop tard.
Bon je tente une question. Comme le trésors est avant tout la bande son (Hormis quelques plan insert en français) Serait-il possible de mettre un lien uniquement pour écouter la bande son. Histoire que ceux qui ont loupé le coche (et il sont nombreux) puissent se faire une idée vu que plus rien n'est disponible actuellement ?
Pour les fans retardataires, je compte transférer le film dans les jours à venir à mon ami Olikos qui s'est fait une spécialité de réaliser des DVD de fans. Mieux vaut ajouter à son impressionnante collection que j'espère vous faire connaître plutôt que de créer mon propre DVD.
http://www.lesgrandsclassiques.fr/
Existe-t-il encore un moyen d'obtenir la VF 1938 de Blanche Neige en DVD en avril 2014 ?
Je vous conseille de vous rendre sur cette page :
http://lesgrandsclassiques.fr/projetdefans.php
et de vous adresser à Olikos à qui j'ai transmis ma restauration dans ce but.
Enregistrer un commentaire
Bonjour, suite à un problème technique, je ne peux plus répondre aux commentaires. Merci de me contacter via Facebook (lien à la fin de chaque article).
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.